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Il m’est coutume de me présenter à la troisième personne. Pourtant l’artiste Roubina Khodadin est indissociable de l’humain que je suis, de l’âme que j’incarne. Voici donc, en toute simplicité, l’essentiel de mon parcours. 

 

De la belle île Maurice où j’ai grandi, au-delà du parfum de la mer, je me rappelle des sentiments de rejet et d’injustice qui m’envahissaient. Je me sentais muselée, à l’école comme à la maison. J’implosais. J’éprouvais souvent l’envie de mourir. Alors, dans ma chambre, la nuit, je priais un Dieu auquel je ne croyais qu’à moitié, j’écrivais et je « dansais » mes tourments.

 

A l’âge de 22 ans, je quittai le pays pour Londres. J’étais censée devenir comptable, et je le fus pendant quelques années! Mes moments libres étaient dédiés à des cours de toute sorte : danse-théâtre, improvisation, butô. J’étais à cette époque aussi happée par les musiciens- je compris plus tard que mon âme m’appelait déjà à la musique.

 

Un jour je répondis à une annonce de la chorégraphe Virginia Farman à Brighton qui recherchait une danseuse originale. C’est ainsi que j’obtins mon premier contrat alors que je n’avais aucune vraie formation en danse. Je fus parallèlement embauchée dans la troupe de danse d’Afrique de l’Ouest de Nii Tagoe. Bien que l’apprentissage fût brutal, je découvris que la danse pouvait être joyeuse.

 

Le travail avec Virginia me révélait, jour après jour, à quel point j’étais différente. Les autres danseurs savaient faire des pirouettes et pointer leurs pieds. Je n’y voyais rien d’intéressant ou de beau, mais le regard des autres me disaient que si je voulais prétendre à une quelconque forme de légitimité, je devais apprendre les bases de la danse « contemporaine ».

 

Je suivis de courtes formations au Laban Centre et au Hackney College. Je vivais à travers les cours de classique, les mêmes rigidités de mon enfance jusqu’à me demander si la danse était faite pour moi. Face à cela, ma force créative décupla. Quelle ne fut ma surprise lorsque mes professeurs m’encouragèrent vivement à diffuser le duo que j’avais présenté à l’école : « Pursuit » (Poursuite).

 
Roubina Khodadin
 

« Pursuit » tourna pendant deux ans, dans des festivals à Londres, Liverpool, Corsham, Canterbury entre autres, sous le nom de VOOA- VOices Of Art. J’aimais que le nom de ma compagnie ait la même sonorité que le mot « voix », mais je sais maintenant que je posais déjà les prémices du chant que j’explorerai par la suite- mes poésies étaient amenées à devenir chanson, et ma voix guérisseuse.

 

Au fil des créations, VOOA devint « Vers une Ouverture Ô Arts » lorsque je vins vivre  en France pour être avec le père de ma fille. Celui-ci décéda en 2009. S’ensuivit une petite série d’écueils et de trahisons dans ma vie personnelle et professionnelle. C’est alors que j’ai commencé à composer et enregistrer des chansons. Comme avec la danse, la création musicale me « sauva ».

 

Comme avec la danse, la question de légitimité en matière de musique se posa car j’étais entièrement autodidacte. Je suivis des formations en chant, guitare et piano au sein de deux écoles de jazz : le J.A.M à Montpellier et Music’halle à Toulouse. Bien que cela fût enrichissant, dans les deux cas, je ne suis pas allée jusqu’au bout du cursus. Mon âme hurlait pour plus de liberté.

 

Ma créativité, jusqu'alors intimiste, prit une dimension plus universelle avec « il’ S », une Rencontre des Peuples et des Arts. Traversant 3 continents sur 3 ans, j’ai pu vivre l’impact de ce triptyque sur des publics très différents. Ce que je lisais parfois dubitativement dans des magazines spirituels, devint évident : toute l’humanité est liée. Mon travail d’artiste commençait à prendre tout son sens.

 

La proximité avec les peuples d’Inde et du Burkina Faso m’apprit que la douceur est plus puissante que la force; que le lâcher-prise est une forme de combativité. Alors que j'essayai d'appliquer ses leçons, ma vie semblait être une lutte perpétuelle. C'est en creusant dans l'astrologie et les vies antérieures que je réalisai le poids des blessures de l'enfance, voire celles de l'humanité, sur nos vies.

En 2017, année de mon arrivée à Toulouse, vous m'aurez davantage croisée dans une boutique ésotérique que dans une salle de spectacle! Je m'offris quelques séances de massage biodynamique et d'énergétique. Dans le méandre d'informations sur le net, je ne fus touchée que par celles qui invoquaient le Corps et l'Esprit. Commença alors en conscience un cheminement intérieur.

 

C’est dans cet état d'esprit que j’accueillis une maladie qui s’invita plus tard dans mon corps. Il m'était demandé de transmuter mes blessures et peurs inconscientes. Ma relation avec la danse et la musique s'est métamorphosée. Je contacte à travers elles, les capacités auto-guérisseuses et extra-sensorielles du corps. Je canalise également des peintures, des textes et des chants.

 

A la rencontre des autres, j'ai toujours su que mon énergie était guérisseuse et mon âme, guide. Cela m'ennuyait même parfois de voir d'autres avancer et pas moi! Depuis que je suis acteur de ma propre transformation, j'en expérimente les effets magiques et je vois du sens dans les nouvelles épreuves que la vie m'envoie. Mon âme attendait depuis longtemps que je l'accueille pleinement!

 

Aujourd'hui il m'est demandé de continuer à m'élever et m'ancrer; de partager des soins que je canalise; de transmettre mon expérience aux autres; de contribuer à l’élévation des consciences; d'accompagner des personnes sur leur chemin de transformation; de tisser des nappes créatives entre l’art, l’humanité et la spiritualité. Des missions sacrées...sacrées missions!

 

Merci pour votre lecture.

Roubina Khodadin

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